Comment fabriquer de l'adblue ?

Vous venez d’acheter un véhicule diesel poids lourds et avez remarqué la présence d’un autre réservoir juste à côté de celui de l’essence. Celui-ci, muni d’un bouchon de couleur bleue, porte l’inscription Adblue. Après vous êtes renseigné sur cet élément, vous constatez qu’il vous reviendra cher à l’achat. Du coup, vous vous demandez s’il ne serait pas possible d’en fabriquer vous-même pour en réduire le coût.

Généralités sur l’adblue ?

Avant de vous lancer dans une telle entreprise, notamment est celle de la fabrication de l’adblue, vous devez au préalable savoir ce que c’est concrètement.

En effet, l’adblue est d’abord et avant tout une marque déposée pour la solution aqueuse d’urée 32,5 % beaucoup plus connue sous l’appellation de AUS 32. C’est aussi le nom par lequel est désignée cette même solution. Il s’agit en réalité d’un liquide incolore adapté au moteur des véhicules.

Cependant, bien que vous ne la retrouverez que sur les véhicules équipés d’un moteur diesel et possédant le système de réduction catalytique, cette solution aqueuse d’urée à 32,5 % n’est pas injectée dans leur moteur. Loin de là. Elle agit uniquement sur le flux d’échappement du véhicule.

En effet, quand elle est injectée par l’unité de dosage dans ce flux d’échappement qui sort du filtre à particules, sous l’effet de la chaleur, il se produit une réaction thermique et la solution s’hydrolyse. C’est ainsi qu’elle parvient à réduire sensiblement les émissions d’oxydes d’azote dans la nature. Mais pour que le produit soit efficace, il faut, au préalable, qu’il ait été fabriqué.

Comment est fabriqué l’adblue ?

Pour obtenir cette solution aqueuse qu’est l’adblue, vous avez besoin de mélanger de l’eau distillée et de l’urée. Pour obtenir un mélange parfait, l’eau déminéralisée doit constituer 67,5 % du volume total de la solution finale et l’urée doit occuper les 32,5 % restant. Attention tout de même, l’urée dont il s’agit ici n’est pas exactement celle provenant de notre organisme.

En effet, obtenue à partir d’une synthèse industrielle entre l’ammoniac (NH3) et le dioxyde de carbone (CO2), l’urée utilisée dans le processus de réduction catalytique sélective doit être hautement épurée. Vous devez savoir que de cette épuration dépend l’efficacité de l’AUS 32 que vous obtiendrez après mélange.

Par ailleurs, il s’agit-là d’un procédé chimique complexe à ne pas prendre à la légère. En effet, tous ceux qui se sont essayés à fabriquer cette solution aqueuse d’urée ne sont pas parvenus à épurer l’urée comme il faut. C’est pour cela d’ailleurs que sa fabrication a été standardisée par la norme ISO 22241.

Si vous vous interrogez sur la possibilité de recourir à un autre type d’eau pendant ce procédé de fabrication de l’AUS 32, eh bien nous attirons votre attention sur le fait que l’eau minérale n’a pas été choisie par hasard pour composer cette solution. En réalité, l’eau déminéralisée empêche la contamination de l’AUS 32. C’est pour cela qu’il est aussi exigé qu’elle soit totalement pure.

Si cette première méthode de fabrication de l’AUS 32 ne vous convient pas, vous pouvez opter pour le second procédé qui implique plutôt la dissolution des granules d’urée solide dans de l’eau purifiée. Le résultat sera le même tant que la norme ISO 22241 est respectée.