Infos Flash
| Bonne nouvelle ! La cotisation pour BRV passe à 22 euros en 2010 ! |
| Faut-il faire grève ? |
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Voilà une question quasi existentielle qui se pose de manière récurrente dans notre profession. http://www.lesroutiersbretons.fr/
Le nerf de la guerre c’est l’argent. Il y a donc une demande de revalorisation du taux horaire de 9,16 à 10 euro pour les coefficients 150 M et appliquer cette différence aux autres grilles de salaires. C’est aussi 4 % de plus pour les cadres, 4 % de plus pour les frais de déplacements et un 13e mois pour tous. Que proposent les employeurs en face ? Le minimum, chacun étant dans son rôle, à savoir 2,5 % pour les bas salaires et 1,5 % pour les 150 M. A priori, aux dernières nouvelles ils passeraient à 3 %. Voilà pour les forces en présence. Donc le 13 décembre à compter de 21h30 un mouvement de grève est annoncé. Pourquoi le 13 décembre ? Parce que c’est un dimanche. Pourquoi 21h30 ? Parce qu’il y a encore une intense activité dans le domaine des voyageurs et que les camions commencent à prendre la route. Où auront lieu les blocages ? Vraisemblablement des entrepôts frais et des entreprises adhérant aux organisations patronales. Comment ? A pied pour éviter d’éventuelles représailles patronales ou policières. Voilà, vous savez ce qui vous attend. Ça c’est pour le côté concret des choses. Passons maintenant à l’aspect un peu plus analytique de la situation. Les salaires n’ont pas bougés depuis 2 ans et, en effet, une revalorisation semble la bienvenue. Encore faut-il qu’elle soit acceptable. Il serait bon de rappeler que nous sommes en période de crise et que le transport routier est l’un des secteurs prioritairement touché. Pas d’activité, pas de transport, ça semble logique. Toutes les entreprises sont touchées. Prenons les grosses cavaleries qui ont vu leurs chiffres d’affaires régresser de manière significatives : TFE – 6,3 %, ND – 14,6 %, Khune et Nagel –27 %. Regardons un peu du côté des employeurs. Aujourd’hui il n’est même pas question d’envisager une hausse des prix du transport, les chargeurs regardant au plus près. De même, les transporteurs se doivent d’être vigilant afin de limiter les impayés de plus en plus nombreux. Ajoutons à cela la fameuse taxe carbone qui va représenter une ponction de 300 millions d’euro pour arriver à terme à plus d’un milliard. Il va bien falloir la digérer. Certaines professions ont connu des aides. Les agriculteurs se verront rembourser 75 % de cette taxe, les transporteurs resteront plafonnés à 36 %. Alors que le renouvellement du parc et les avancées technologiques font que les camions polluent de moins en moins, 8,8 % des émissions de CO2 pour les camions contre 18 % pour les voitures en 2007, le secteur ne s’en retrouve pas moins pénalisé. Aberrant. Les baisses de chiffres d’affaires évoquées un peu plus haut ne sont pas sans conséquences non plus. Cela signifie moins d’intérim, moins de CDD, moins de sous-traitance, plus de licenciements et plus de fermetures d’entreprises. Sur les 9 premiers mois de l’année ce ne sont pas moins de 1 263 défaillances avec une forte hausse pour les entreprises de plus de 50 salariés. |